«Avant de venir à Al-Anon, je croyais que m’occuper des affaires des autres était une preuve d’amour. Quand on m’a suggéré de cesser d’interférer dans la vie de mon mari et de tout faire pour lui, j’ai trouvé cela terrifiant. J’ai ressenti un sentiment d’abandon et de solitude insupportable, comme si c’était moi qu’on abandonnait. J’ai compris alors qu’il fallait faire les choses dans l’ordre: je devais commencer à vivre pour moi pour permettre à l’autre de vivre à son tour.»
Sonia

«Vivre, ça m’a vraiment donné du fil à retordre! Ayant grandi dans un foyer alcoolique, je ne savais ni m’amuser, ni profiter de la vie. Alors vivre? Après l’une de mes premières réunions, l’une des participantes m’avait dit: «Prends soin de toi». Alors, petit à petit, maladroitement, j’ai commencé à me demander comment je pouvais «prendre soin de moi», de quoi j’avais envie, qu’est-ce qui me ferait plaisir… et c’est ainsi qu’a commencé mon histoire d’amour avec moi-même.»
Johan