«Je vivais avec un alcoolique depuis douze ans. La situation était bien sûr insupportable. Aux réunions Al-Anon, des participants m’encourageaient à aller aux Alcooliques Anonymes (AA) où il existe des réunions qui ne sont pas seulement réservées aux alcooliques mais ouvertes à tous. Lors de cette réunion, un alcoolique a témoigné de son parcours: sa descente aux enfers, sa culpabilité, son sentiment de nullité absolue et finalement sa lutte pour rester sobre. Sa souffrance m’a bouleversée. Je vivais avec un alcoolique mais je ne m’étais jamais aperçue qu’il souffrait. Je souffrais trop moi-même pour voir qu’il souffrait. Cette compréhension nouvelle m’a aidée à me détacher de sa maladie et à le laisser plus libre de prendre ses propres décisions même si je ne les approuvais pas.»

Joëlle